Archive for the ‘Internet’ Category

Conseils Twitter pour les débutants

avril 28, 2009

Pour ceux qui utilisent Twitter depuis peu ou souhaitent faire leurs premiers pas, je propose une petite explication de comment commencer, un « Twitter pour les nuls » (inspiré d’un article que j’ai lu il y a quelques jours: « What I’d have liked to have known when I started using Twitter« ).

Conseils pour faire ses premiers pas sur Twitter:

  1. Utilise ton vrai nom comme nom d’utilisateur : si tu veux que tes amis puissent te suivre utilise ton vrai nom. Mon nom sur Twitter par exemple est fderbaix, mais j’aurais aussi pu choisir « FrancoisDerbaix », …
  2. Complète ton profil avec ton prénom, ton nom, un lien vers une page perso, une petite « bio » (biographie) pour que les autres utilisateurs puissent savoir qui tu es et qu’ils puissent te trouver sur Twitter.
  3. Cherche tes amis sur Twitter : tu peux chercher des personnes par leur nom et leur prénom avec l’option « Find People > Find on Twitter« , ou chercher tes amis grâce à ton fichier d’adresses mail avec « Find on other Networks« .
  4. Pas de réciprocité : tu peux suivre qq’un qui ne te suit pas, et inversément (à la différence de facebook où les relations sont réciproques)
  5. Par défaut tout est public : attention, tout ce que tu dis par défaut sera public (et après quelques minutes ne pourra ni être effacé, ni modifié).
  6. Profil privé : si tu souhaites que tes messages ne puissent pas être lus par tout le monde tu peux passer ton profil à « privé ». Seuls les utilisateurs que tu suis pourront te lire.
  7. Messages directs (privés) : utilise l’option Direct Messages pour écrire un message que seul son destinataire pourra lire (seulement disponible pour écrire à des utilisateurs qui te suivent et que tu suis / utilisateurs avec qui la relation est réciproque sur Twitter)
  8. @utilisateur est une manière de s’adresser à quelqu’un. Si tu commences un message avec @utilisateur seuls le destinataire et les personnes qui vous suivent tous les 2 verront le message sur leur page (ceux qui suivent l’émetteur et le destinataire pourront suivre la conversation).
  9. Que disent-ils de toi : utilise l’option « @tu-nombre » à droite de l’écran pour voir les messages qui te sont adressés et les messages qui te mentionnent sur Twitter.
  10. blablabla @utilisateur : si tu veux mentionner un utilisateur de manière visible pour tous tes suiveurs commence avec un autre mot que @utilisateur. Le @ devant le nom de l’utilisateur que tu mentionne activera un lien vers sa page sur Twitter.
  11. RT @utilisateur signifie Re-Tweet. C’est le FW de Twitter, une manière de renvoyer un message qui t’a plu pour que tes suiveurs puissent le lire aussi.
  12. via @utilisateur : si tu commentes ce qu’a commenté quelqu’un d’autre tu peux le mentionner dans le message, par exemple avec un « via @utilisateur » en fin de message.
  13. #qqch te permet d’ajouter une ou plusieurs étiquettes à un message pour qu’il soit mieux indexé sur Twitter. Ex. « #amazonfail » accompagne les messages qui parlent d’une erreur de Amazon il y a quelques jours. Actualisation (07/jul/09): les mots avec # portent à présent un lien vers une recherche Twitter de cette étiquette.
  14. la règle du 90-10 : n’oublie pas que tu écris pour ceux qui te suivent. La règle du 90-10 recommande de publier maximum 10% de messages qui te profitent directement (ex. auto-promo, demandes d’information) et minimum 90% de messages potentiellement intéressants pour tes suiveurs.
  15. Suis-moi sur Twitter ;) ou jette un oeil à qui je suis ou à ceux qui me suivent ou . Les entreprises dans lesquelles je participe sont également sur Twitter : @Toprural_fr, @rentalia, @11870 et @vinogusto.

twitter-downtime-and-life-at-home

Actualización (7/jul/09):

  • N’utilises pas les 140 caractères jusqu’au bout: si ton twit est proche de 140 caractères il sera impossible d’en faire un RT sans le modifier. J’essaie en général de ne pas dépasser les 127 caractères parce-qu’un « RT @fderbaix  » utilise 13 caractères.

Google Analytics vs XiTi: la mesure de l’origine des visites

février 24, 2009

Il y a quelque chose que j’ai toujours eu du mal à comprendre. Comment fait Google Analytics pour relever que la majorité de nos visites proviennent de… Google, quand n’importe quel autre outil de mesure de web analytics nous donne un pourcentage largement inférieur ?

Prenons un cas concret : chez Toprural, nous utilisons en parallèle XiTi (ATInternet) et Google Analytics (GA). Au mois de janvier 2009, GA indique que 71,8% des visiteurs ont accédé au site via un moteur de recherche alors que XiTi en rapporte 37,8%.

Origine des visites www.toprural.com, jan/09, selon Google Analytics

Origine des visites http://www.toprural.com, jan/09, selon Google Analytics

Origine des visites www.toprural.com, jan/09, selon XiTi

Origine des visites http://www.toprural.com, jan/09, selon XiTi

Comment s’explique une telle différence ?

Deux facteurs expliquent une telle différence.

1e partie de l’explication :
XiTi sépare les visites qui proviennent des moteurs de recherches en 2 groupes : « moteurs de recherche » et « notoriété« . « Moteur de recherche » comprend les visites qui arrivent à votre site à partir des résultats de recherche génériques et « notoriété » représente les visites obtenues à partir de recherches de notre nom (par exemple: les utilisateurs qui ont recherché “toprural”, “top rural”, “www.toprural.com”, “toprural.com”, etc.).

Mais le fait que la « notoriété » soit mesurée à part n’explique pas un tel écart entre les résultats de Google et ceux de XiTi. Google Analytics donne un total de 71,8% de visites issues des moteur de recherche alors que XiTi obtient 54,3% en additionnant « moteurs de recherche » et « notoriété ».

2e partie de l’explication :
Grâce au cookie __utmz Google Analytics attribue aux sources externes toutes les visites d’un utilisateur qui a accédé au site ne fut-ce qu’une seule fois par une source externe au cours des 6 derniers mois. Cette durée du cookie est configurable mais la valeur par défaut est de 6 mois.

Exemple : Pierrot visite votre site 2 fois de manière directe (il tape votre url dans la barre d’adresse du navigateur), après quoi il y vient une fois au travers des résultats d’une recherche sur Google. Puis il visite le site 3 fois encore en direct, sans repasser par Google, dans les 6 mois qui suivent.

Combien de visites depuis Google, GA indiquera ? 4 (1 + les 3 suivantes). Combien de visites directes indiquées ? 2 (les deux premières). Alors qu’en réalité il y a bien 1 visite par le biais de Google et 5 visites naturelles/directes.

XiTi est plus proche de ce que je considère comme la réalité : il indiquera 1 visite de Google et 5 visites directes vers votre site.

La politique de mesure de GA répond à une logique de marketing en attribuant à la source externe toutes les visites postérieures. Ce que personnellement je trouve plutôt douteux c’est que cette manière d’attribuer les visites n’est pas expliquée clairement pour les utilisateurs non-experts, et que la valeur par défaut du cookie soit de 6 mois, alors que la pratique générale en ce domaine est d’attribuer les visites à la dernière source externe pendant 30 jours.

Avinash Kaushik, un des experts en analyses web et Analytics Evangelist chez Google nous explique la politique de Google dans la version en espagnol de mon blog.

[…]
Voici une bonne façon de de penser le fonctionnement de Google Analytics : La dernière campagne reçoit le crédit
Pour les besoins de la discussion présente, désignons par campagnes email, recherche, affiliation, vidéo, médias sociaux, et tout ce que vous pouvez imaginer.

Voici quelques scénarios de comment ça marche (dans le cas de visites multiples)

Visite directe, email, conversion. Reçoit le crédit : l’email

Email, visite directe, conversion. Crédit : l’email

Email, accès par annonce publicitaire, moteur de recherches, conversion. Crédit : moteur de recherches

[lire la suite du commentaire en anglais]

Sur le même sujet, Pablo Román directeur de XiTi Espagne nous explique :

Dans le cas de XiTi, nous mesurons exactement comment tu l’expliques. Après, dans le cas de conversions, nous sommes capables de dire que les visites directes de Pierrot après la visite en provenance de Google sont des postclicks, des rémanences de la-dite recherche sur Google, mais nous allons comptabiliser les visites comme des accès directs.

Moralité : les données par défaut de Google Analytics nous incitent à penser que nous dépendons de Google pour 2 tiers des visites sur Toprural, alors qu’en réalité nous en dépendons pour 1 tiers des visites (moitié moins de ce que nous indique Google).

Google Analytics n’est pas un indicateur neutre. C’est une partie intéressée. Ils ont tout intérêt à à nous faire penser que Google est incontournable et il n’y a pas loin à penser qu’ils nous présentent les résultats comme ça les arrange.

Ce n’est pas une raison pour « jeter le bébé avec l’eau du bain » et abandonner Google Analytics, qui n’en est pas moins un outil très intéressant et gratuit alors que XiTi est payant. Cependant, je pense qu’il est important de ne pas dépendre que de GA pour étudier le traffic d’un site et de ne pas baser ses analyses sur les seules données fournies par GA.

Articles reliés:

La course aux contenus

février 9, 2009

Au risque d’enfoncer des portes ouvertes, pour capter et fidéliser les utilisateurs il faut leur offrir un service bien supérieur à celui de la concurrence.. Comme dit Jakob Nielsen « Sticky sites and extended visits » (en français: des sites collants et des visites longues). Dans le cas des moteurs de recherche, qu’ils soient généralistes (comme Google) ou thématiques (comme Toprural par exemple), le service consiste à proposer une offre plus complète que sur les autres sources d’informations, ou à apporter plus de renseignements sur chaque produit (plus de photos ou plus d’avis d’utilisateurs).

Si on regarde les leaders dans chaque domaine couverts par les moteurs de recherche thématiques ou d’annonces, ils ont en commun la méthode initiale : tous ont commencé par une course aux contenus, plus que par une course à la facturation. Quelques exemples:

  • Google a passé les premières années à indexer des millions de pages web, plus que n’importe quel autre moteur de recherche. En 2000, avant que Google soit devenu le moteur de recherche leader incontournable que nous connaissons, son bot (programme d’indexation) était déjà plus performant que tous les autres, examinant et indexant la plus grande partie des pages web existantes quand les autres ne dépassaient pas les 30 ou 40%. Vous souvenez vous de Lycos ou de Copernic ? Moi, je me souviens avoir arrêté d’utiliser le métamoteur Copernic lorsque les résultats trouvés sur Google ont commencé à être meilleurs et plus complets que ceux fournis par Copernic ou par les autres agrégateurs de l’époque.
  • Idealista.com (le site immobilier leader en Espagne): les fondateurs du site, Jesús et Fernando Encinar, racontent que idealista.com a vu le jour en 2000 avec déjà plus de 5 000 annonces de particuliers à Madrid, alors que le concurrent le plus important à l’époque n’en offrait que 3 500. L’équipe de idealista.com a parcouru Madrid à pied pendant plusieurs semaines afin de pouvoir indexer pratiquement toutes les annonces qui existaient à l’époque. Il ont indexé les offres qui étaient alors publiées sur tous types de supports : papiers collés en rue, annonces collées au mur des petits commerces, presse écrite, etc.
  • Toprural, à ses débuts en juillet 2000 réunissait les annonces de 3 500 gîtes et chambres d’hôtes en Espagne, soit plus de 50% de l’offre existante à l’époque dans ce pays, et déjà plus que tous les autres guides ou sites de tourisme rural. Pour parvenir à ce résultat, nous avons collecté l’information d’associations locales de tourisme rural et portails officiels de toutes les régions espagnoles. Nous n’avions même pas le temps d’avertir les propriétaires de logements que nous les avions répertoriés sur notre portail (ils s’en rendaient compte en recevant les premières réservations). Le plus important était de proposer l’offre la plus exhaustive aux utilisateurs.

Pourquoi j’en parle aujourd’hui ? Le cas de Toprural en France.
En France certains annuaires de gîtes ou chambres d’hôtes existent depuis plus de 10 ans. Nous ne pouvons pas concurrencer ces sites en offrant la même chose qu’eux avec 10 ans de retard. Nous devons donc nous différencier par un service radicalement meilleur, avec un contenu réellement plus complet. Dans notre cas concret, faire la différence passe par un nombre supérieur de logements répertoriés, avec plus de photos, plus de vidéos, de meilleures descriptions et plus d’opinions de voyageurs.

C’est pourquoi nous nous sommes fixés comme objectif de dépasser en contenu tous les portails concurrents en France dès que possible. Irene Marciales, Roland Buquet, Adeline, Julia, et toute notre équipe française, ont mis les bouchées doubles et ont atteint cet objectif. En seulement 3 ans (2005-2008) nous sommes parvenus à proposer une offre plus complète que nos concurrents qui sont présents sur le marché depuis plus de 10 ans. Depuis, nous continuons d’ajouter des gîtes et chambres d’hôtes en France au rythme de 2 000 hébergements supplémentaires par mois. Nous leur offrons une période d’essai gratuite, et les invitons à publier autant de photos et vidéos qu’ils le souhaitent. Nous invitons également les voyageurs à publier leurs opinions. Avec une offre d’une qualité tellement supérieure à celle des concurrents, ce n’est qu’une question de mois pour que le trafic n’arrive et que la facturation ne suive.

1999 - 2009

Logements sur Toprural: 1999 - 2009

C’est notre course aux contenus. Nous avons débuté l’année 2000 avec plus de la moitié des gîtes ruraux d’Espagne. Entre décembre 2008 et décembre 2009 nous doublerons le nombre total de logements européens sur Toprural, passant de 40 000 fin 2008 à 75 000 en décembre 2009 (dont 40 000 en France). C’est un effort important à fournir, mais justifié, si nous voulons devenir la source d’information préférée des voyageurs ruraux.

Les marques comme mot clés de recherche

janvier 28, 2009

Depuis quelques temps, on remarque que de plus en plus de gens cherchent directement les marques sur Internet et moins les services que ces marques offrent. Certaines marques voient leur popularité augmenter sur internet tandis que les recherches de termes génériques baissent. Par exemple : les gens cherchent désormais moins le mot « annonces » (en rouge dans le graphique ci-dessous), que « le bon coin » (en rouge ci-dessous).
leboncoin-annonces-27jan09

Voir la comparaison « Le bon coin » et « Annonces (Google Trends, France)

Observations :

  • Construction de la marque : les utilisateurs apprennent le nom des portails et des sites qu’ils veulent utiliser. Ils vont de plus en plus souvent droit au but et font moins de recherches génériques.
  • Les barrières à l’entrée de nouveaux acteurs grandissent, à mesure que se renforcent les marques existantes.
  • La barre de recherche Google supplante la barre d’adresse : même si les gens connaissent la page web qu’ils veulent consulter, beaucoup la cherchent d’abord sur Google au lieu de taper son adresse url dans la barre d’adresse du navigateur.
  • Le pouvoir de Google se réduit : la hausse des recherches de marques réduit le pouvoir de Google d’orienter les visites vers les sites les mieux positionnés, naturellement ou via la publicité, sur les mots clés génériques.

Autres exemples :

  • Les recherches de « doctissimo » ont dépassé celles de « santé »
    doctissimo-sante-27jan09
  • « CDdiscount » est plus recherché que « CD »
    cdiscount-cd-27jan09
  • « Allocine » rejoint « Cinéma « allocine-cinema-27jan09
  • « Youtube » est plus recherché que « video« youtube-video-27jan09
  • En Espagne, Toprural est en passe de dépasser « turismo rural« toprural-turismorural-27jan09

Actualisation et autres exemples :

Vous avez d’autres exemples ou contre-exemples?