Posts Tagged ‘Rentalia’

Homeaway achète BedAndBreakfast.com

mars 3, 2010

Je viens d’apprendre via Techcrunch que Homeaway, leader mondial dans la location de vacance (bien que peu connu en France ou en Espagne) vient d’acquérir BedandBreakfast.com, leader mondial de la location de chambres d’hôtes (bed and breakfasts).

homeaway1

Depuis 3 ans Homeaway a acheté presque tous les sites de location de vacances américains et européens dont le chiffre d’affaires est supérieur à 1 million de dollars. Ils ont racheté les 5 plus grands aux États-Unis (vrbo.com, vacationrentals.com, cyberrentals.com, a1vacations.com y greatrentals.com), les nº1 et 2 au Royaume-Uni (holiday-rentals.co.uk y ownersdirect.co.uk), le nº 1 en Allemagne (fewo-direkt.de) et les nº1 et 2 en France (abritel.fr et homelidays.com). Malgré une nouvelle augmentation de capital de 250 M$ fin 2008 depuis lors ils n’avaient réalisé que une seule acquisition (Homeaway achète Homelidays en février 2009) pour un montant non-publié mais largement inférieur à cette nouvelle levée de fonds.

Homeaway diversifie horizontalement
À présent ils réalisent pour la première fois une acquisition d’un site web avec un autre type d’hébergements touristiques: ils ne s’agit plus que de maisons de vacances, et ils diversifient horizontalement vers les chambres d’hôtes. Ils se consolident ainsi comme un groupe mondial de location d’hébergements touristiques alternatifs aux hôtels.

Combien ont-ils payé pour cette acquisition? Fidèles à leur habitude aucun montant n’a été publié.

En ce qui concerne Toprural et Rentalia (dont je suis co-fondateur et actionnaire)

BedandBreakfast.com a une position marginale en Europe où Toprural et Rentalia sont présents. Cette nouvelle acquisition de la part de Homeaway devrait donc peut nous affecter. En tous cas il est clair que nous sommes dans une position de concurrence de plus en plus directe face à Homeaway, ce Goliath de la location de vacances. Jusqu’ici nous n’étions concurrents que sur le marché de la location de gîtes (Toprural) et de maisons de vacances (Rentalia), et nous sommes à présent également concurrents sur les chambres d’hôtes. Ceci dit, même s’il s’agit d’un groupe 20 fois plus grand que Toprural (120M$ de chiffre d’affaires Homeaway en 2009 vs 4,5M€ de chiffre d’affaires Toprural en 2009), nous avons comme avantage d’être hyper-spécialisés sur le segment rural. En ce qui concerne Rentalia (présent en Espagne, au Portugal et en Italie), l’appui de notre actionnaire idealista.com, le portail immobilier leader en Espagne nous a permis de croître 82% en 2009. Ça promet d’être un beau match :)

Autres articles sur le sujet:

Note de presse publiée par BedandBreakfast.com (3/03/10)

Un Belge a conquis le marché européen des gîtes ruraux

février 3, 2010

La semaine passée le Trends Tendance, principale revue d’affaires et économie en Belgique, a publié un article plutôt élogieux sur Toprural et ma trajectoire en Espagne, sous le titre « Un Belge a conquis le marché européen des gîtes ruraux »). L’article mentionne également ma participation à Rentalia, 11870.com, Vinogusto et Voota.es.

Article complet, cliquez pour agrandir:

Página 1 - clic para ampliar

Página 2 - clic para ampliar

Un tout grand merci à Jean-Yves Huwart, du think tank Entreprise Global, pour l’interview à Madrid et pour cet excellent article!

Homeaway achète Homelidays

février 4, 2009

Nous nous y attendions depuis longtemps et la nouvelle vient de tomber : Homeaway, le conglomérat de portails su secteur de la location de vacances, vient de concrétiser l’acquisition de Homelidays, le portail leader en Europe sur ce marché.

homeaway1homelidays3

Nous avions déjà commenté cette possibilité en novembre dans le post « Que va faire Homeaway de 250 millons de dollars?« , et c’est maintenant chose faite. Il s’agit de la poursuite logique de la stratégie de Homeaway d’acquérir les sites de location de vacances leader dans chaque pays: depuis 2005 Homeaway avait en effet dájà racheté les es 5 principaux portails américains de locations de vacances (vrbo.com, vacationrentals.com, cyberrentals.com, a1vacations.com et greatrentals.com), les nº 1 et 2 au Royaume-Uni (holiday-rentals.co.uk et ownersdirect.co.uk), le nº 1 en Allemagne (fewo-direkt.com) et le nº1 en France (abritel.fr). Tous ces sites étaient des entreprises qui facturaient déjà entre 1 et 15 millions de dollars annuels au moment d’être rachetées par Homeaway.

Combien? aucune information n’a été publiée sur le prix payé par Homeaway.

Et après?

Homeaway poursuivra sans doute sa stratégie d’acquisitions et de diversification dans l’immobilier (achat-vente) de maisons de vacances et tentera probablement de sortir en bourse dès que la conjoncture économique lui sera favorable. En ce qui concerne les propriétaires de maisons de vacances il seront encore plus confronté à un casi-monopole et chercherons probablement à réduire leur dépendance en s’annonçant sur les quelques sites qui ne dépendent pas de Homeaway, comme Rentalia par exemple (dont je suis co-fondateur).

En ce qui concerne Rentalia et Toprural:

Nous avons à présent un concurrent encore plus fort qu’auparavent mais nous redoublerons nos efforts pour rester indépendants, pour continuer d’offrir aux voyageurs le site le plus complet pour trouver une maison de vacance au Portugal, en Espagne ou en Italie (Rentalia) ou des gîtes et chambres d’hôtes en Europe (Toprural), et pour continuer d’offrir aux propriétaires la manière la plus rentable d’obtenir des réservations. Pour se faire une petite idée à propos de la taille des entreprises : Homeaway emploie à présent 454 personnes dont 70 au sein de Homelidays, Toprural emploie 50 personnes, et Rentalia 16. Nous sommes beaucoup plus petits que Homeaway mais plus spécialisés (Toprural sur le tourisme rural), plus agiles, et notre croissance naturelle est nettement supérieure à la leur. À suivre…

Confusion entre les drapeaux et les langues

décembre 22, 2008

Certains sites Internet utilisent encore les drapeaux pour symboliser les langues. On a l’habitude de voir un drapeau français comme icône pour changer la langue de navigation d’un site vers le français, un drapeau espagnol pour l’espagnol, un drapeau allemand pour l’allemand, etc.:

  • SNCF: drapeaux-sncf-19dec08
  • Seloger: drapeaux-seloger-19dec08
  • Gîtes de France: drapeaux-gdf-19dec082
  • Homelidays: drapeaux-homelidays-18dec08
  • Abritel: drapeaux-abritel-19dec08
  • Rentalia.com (dont je suis actionnaire): drapeaux-rentalia-19dec081. Je n’ai pas encore réussi à convaincre Marta de ne plus utiliser les drapeaux.
  • Et beaucoup d’autres encore, surtout des sites de tourisme d’hôtels, de gîtes, de chambres d’hôtes, de maisons de vacances, etc.

Je crois que c’est une erreur, non seulement parce-que ce n’est pas correct (pays <> langue), mais surtout parce-que beaucoup d’utilisateurs d’une langue sont d’un autre pays que celui symbolisé par le drapeau.

Avec un drapeau français pour symboliser le français je risque de déranger les francophones de Belgique, de Suisse, du Québec, etc. Avec un drapeau allemand pour symboliser l’allemand j’oublie les Autrichiens et les Suisses germanophones. Avec un drapeau des Pays-Bas pour symboliser le néerlandais j’exclus les flamands. Avec un drapeau español pour symboliser l’espagnol j’oublie les 300 millions d’hispanophones d’Amérique Latine, pour qui le drapeau espagnol n’est pas leur symbole. Et j’en passe (le drapeau portugais laisse dehors le Brésil, le drapeau anglais laisse dehors les américains, irlandais, australiens, etc.).

L’inverse est aussi vrai: certains Français qui se reconnaîtront dans le drapeau français, parlent néanmoins une autre langue (comme certains alsaciens parlent allemand par exemple), de nombreux italiens parlent allemand, de nombreux espagnols parlent catalan, etc.

En résumé: drapeau = pays, pas langue

Pour symboliser une langue il est préférable d’utiliser son nom en toutes lettres dans la langue indiquée ou l’abréviation ISO correspondante, en minuscules (les majuscules s’utlisent pour les pays).

Quelques exemples de sites qui n’utilisent pas (ou plus) les drapeaux pour symboliser les langues:

  • Google.fr inclut l’option « Google.com in English »
  • Flickr en français inclut les options « 繁體�文 | Deutsch | English, etc. »
  • Skyrock inclut les options « Français | English | Deutsch, etc. »
  • Toprural (dont je suis actionnaire) en français inclut les options « Català | Deutsch | English, etc. »
  • Vinogusto (dont je suis actionaire) en français inclut les options « English | Español | Français, etc. »

¿Alors, drapeaux ou pas drapeaux pour les changements de langue?

Autres articles:

Portails espagnols en Italie

novembre 4, 2008

Depuis hier Rentalia offre aussi des locations de vacances en Italie. Rentalia rejoint ainsi la longue liste de portails espagnols qui se sont lancés sur le marché italien :

Depuis Utilisateurs uniques / jour
(Google Trends)
eDreams.it 2000 > 80.000
Infojobs.it 2004 > 50.000
eMagister.it 2006 > 20.000
Idealista.it 2007 > 5.000
Toprural.com Italie 2007 1.000*
Atrapalo.it 2008 2.000
Softonic.it 2008 > 10.000
Rentalia.com Italie 2008
* Données non-disponibles sur Google Trends. Source: Google Analytics

Carte des pays où Rentalia offre des locations de vacances

Carte des pays où Rentalia offre des maisons de vacances


En revanche il me semble qu’il y a relativement peu de sites webs italiens à succès (il y en a mais je trouve qu’il y en a peu en comparaison avec d’autres pays européens). Il y a de nombreux sites web italiens avec une petite équipe, mais peu de projets importants en terme d’investissements ou en nombre de personnes impliquées. Cela fait de l’Italie un marché très attrayant pour des sociétés étrangères : il s’agit d’un grand marché avec peu de concurrents locaux forts.

Pourquoi y a-t’il peu de sites italiens importants? D’après ce que certaines personnes m’ont dit, c’est sans doute parce que en Italie pour licencier un employé (lien en espagnol) vous devez négocier un accord avec celui-ci (il n’existe pas de licenciement non-justifié sans accord entre les parties) et lui payer une indemnisation de 2 ans de salaire… Avec ce genre de règles ce ne serait pas étonnant que peu d’entrepreneurs se lancent dans l’aventure de recruter une grande équipe.